Les jurassiens à l’image de l’ensemble des français ont massivement voté pour la force politique dominante actuellement.
Les candidats des formations écologistes n’ont recueilli que 4.51% des voix dans notre circonscription, ce qui laisse penser que les haut-jurassiens font confiance au
parti majoritaire pour minorer les effets de l’activité humaine sur notre milieu, ou qu’ils ont choisi d’ignorer la gravité de la réalité écologique.
Pour ma part, n’ayant obtenu que 1.34% des suffrages, je ne peux qu’être consterné par l’issue de cette consultation. Cependant, je veux
adresser mes remerciements aux électeurs qui nous ont fait confiance, à Jean-Michel Déalberto et moi-même, et plus généralement à tous ceux qui ont donné leur voix à un candidat écologiste, et
leur assurer que nous poursuivrons notre action avec la détermination et l’enthousiasme que nécessite la sauvegarde de la planète. Nous encourageons
maintenant chacun à s’investir au sein des associations, qui quotidiennement, agissent positivement dans le domaine de l’écologie.
Jérôme Berthault : « Écologiste de coeur indépendant par nature »
2e circonscription. Le candidat du Mouvement écologiste indépendant n'a pas sillonné les routes du haut Jura comme ses quinze autres adversaires,
écologie et respect de l'environnement obligent !
«La sauvegarde de notre milieu doit être le pivot d'une action politique responsable, aux antipodes des objectifs de croissance permanente » défend Jérôme Berthault,
candidat du MEI (Mouvement écologiste indépendant) sur la 2e circonscription.C'est pourquoi, même conscient qu'il ne gagnera pas ces élections législatives, Jérôme Berthault, salarié d'une
structure de production, transformation et distribution de produits laitiers biologiques, a souhaité s'engager dans ce scrutin. Il aurait pu le faire aux côtés des Verts, ce qui n'aurait pas
sembler saugrenu, puisqu'il a soutenu Dominique Voynet, lors de la présidentielle, mais leur approche est un peu différente et « ce qui est important, c'est que nous puissions additionner nos
voix pour mieux sensibiliser la population ». Car, si pour le candidat, beaucoup des gens, consciemment ou inconsciemment, savent « que nous allons dans le mur si nous ne changeons pas nos
habitudes » la route est longue pour le faire. Ce qu'il propose, ce n'est pas de devenir un tyran es écologiste, en disant aux gens ce qu'ils doivent consommer ou acheter, mais plutôt « de
remonter en amont pour comprendre ce qui a généré l'état inquiétant de notre planète et dénoncer les mainmises financières sur les OGM, le nucléaire,... ». « Faire la distinction entre
l'indispensable, l'utile et le futile » « On fait croire aux gens que le bonheur c'est d'avoir alors que le bonheur c'est d'être » il apparaît donc urgent au candidat MEI que tous fassent « la
distinction entre l'indispensable, l'utile et le futile». Logement décent, nourriture saine et survie de l'humanité sur la planète constituent cet indispensable, aussi « il faut mettre rapidement
en place des mesures efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique, ceci sans s'accommoder des autres sources de dégradation de notre milieu (déchets radioactifs) et poursuivre le
combat contre les cultures d'OGM en milieu ouvert ».Donner la priorité au collectif, plutôt qu'à l'individuel, laissez à chacun les choix concernant sa santé, oeuvrer pour l'équité et le partage
des richesses plus qu'à une augmentation du pouvoir de consommation individuelle, sont autant de revendications partagées par les membres aux sensibilités politiques différentes qui constituent
le MEI.Enfin, utiliser les richesses et savoir-faire locaux, car le « commerce équitable est le commerce de proximité » est aussi une priorité pour Jérôme Berthault. Tout comme s'appuyer
d'avantage sur le réseau ferroviaire et les transports en commun, puisque en définitive « la seule énergie qui ne pollue pas est celle que l'on ne consomme pas ».
Christelle Lalanne
clalanne@leprogres.fr