PRESENTATION

Né en 1960, j’ai témoigné très tôt d’un souci marqué pour notre environnement. Militant associatif, j’ai toujours pensé que notre société ne peut se bâtir qu’ autours des valeurs qui permettent de préserver au mieux la planète. J ’ai rejoint le MEI après les élections législatives de 2002 pour lesquelles ce mouvement m’avait permis de présenter ma candidature dans la circonscription de Lons-le-Saunier, avant de participer à la formation de la liste Écologie Comtoise aux élections régionales de 2004. Autodidacte, mon parcours professionnel m’a amené à être ouvrier, technicien, cadre et chef d’entreprise dans des branches allant du bâtiment à l’agriculture bio, en passant par l’ameublement, l’industrie, le tourisme et la communication.
Aujourd'hui, je propose l'adhésion à un projet de société qui doit permettre d'envisager un avenir sur une planète déjà bien malade.

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Lundi 13 mars 2006
Aux portes de Lons-le-saunier, un nouveau supermarché “hard discount” vient d’ouvrir ses portes, dans une zone qui accueille déjà de nombreuses grande surfaces. Cette implantation nouvelle démontre une nouvelle fois l’incohérence des citoyens consommateurs: Combien d’entre nous s’inquiètent de voir la situation de l’emploi se dégrader, regardent avec colère les industries se délocaliser, regrettent la piètre qualité des produits proposés ... Et combien d’entre nous vont faire leurs achats dans un commerce qui propose les produits d’importation les moins onéreux, encourageant ainsi la politique du plus bas prix quel qu’en soit le coût social et écologique ? L’industrie de la lunette dans le bassin d’emploi morezien n’est plus que l’ombre d’elle même au grand dam de ceux qui tiraient leur revenu de cette activité, mais qui portent sur leur nez des montures d’importation. Que mangent les producteurs régionaux de fruits et légumes ? Et les agriculteurs, et les éleveurs, et les viticulteurs qui manifestent leur désarroi en ce moment même ? Oui, un produit régional coûte souvent plus cher que celui qui, importé, a été élaboré par des salariés moins exigeants que nous. Mais cessons d’exiger le beurre et l’argent du beurre: conserver nos emplois et notre qualité de vie, sans contribuer à leur sauvegarde. On peste contre la distribution des fruits de notre travail aux actionnaires des entreprises plutôt qu’aux salariés, on râle contre les employeurs qui cèdent devant leur actionnariat qui les pousse sans cesse à plus de profit quitte à sacrifier les femmes et les hommes, mais le citoyen lambda est loin d’être exemplaire ! Ceux la même qui prônent la libéralisation de l’économie et minimisent les méfaits de leur mondialisation, appellent au patriotisme économique dés lors que nos entreprises font l’objet de prises de contrôle par des capitaux étrangers. Ils nous appellent pourtant à consommer toujours plus, à noyer notre mal-être collectif dans l’acquisition d’équipements souvent superflus: nous achetons au plus bas prix notre alimentation pour nous offrir les dernières chaussures de marque hors de prix, ou pour nous planter devant l’écran plat dernière génération. Nous refusons d’acheter un disque mais, pour plusieurs euros, téléchargeons une nouvelle sonnerie de portable... L’action politique des élus n’est que le reflet de l’exigence des citoyens, consommateurs, et électeurs. Soyons cohérents, et bon nombre des absurdités que chacun d’entre nous constate chaque jour s’effaceront d’elles même... N’attendons pas de miracles, cessons de d’être les victimes passives des bouleversements de notre société, et choisissons de redevenir les acteurs d’une économie au service des hommes !
Par Jérôme Berthault - Publié dans : LES ARTICLES
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Lundi 6 mars 2006
Mieux vaut en ces moments n'être sur notre planète ni oiseau de basse-cour, ni chauve-souris, ni batracien, ni insecte, ni .... Pour lutter contre le désormais fameux chikungunya, on arrose copieusement d'insecticides divers et variés tout le territoire de la Réunion. Ainsi, des enfants dans les écoles se trouvent intoxiqués par ce qui est sensé les protéger, les apiculteurs voient les populations d'abeilles disparaître, et les téléspectateurs découvrent que les ministres aussi se déguisent pour carnaval. Question: que se passe t'il lorsqu'un batracien ou une chauve-souris fait son repas de moustiques porteurs de ce mal ? Développe t'il cette maladie ou poursuit il tranquillement son repas, nous débarrassant ainsi des inopportuns ? Et qu'en sera-t' il quand, en tentant d'éradiquer le moustique, on aura détruit ses prédateurs naturels ? Bien pire, la grippe aviaire nous menace. Tuons tout volatile suspecté de vouloir nuire à l'économie nationale (mis à part celle de certains laboratoires pharmaceutiques et autres fabricants de masques). Les oiseaux migrateurs sont coupables (ce n’est pourtant pas l’avis de la LPO qui avance une hypothèse moins confortable). Qu'attendons nous pour les passer au Karcher ? Les volailles mise en contact avec le redouté h5n1 n'auront aucune chance de développer leurs propres défenses immunitaires. Ne parlons pas de ces élevages en batterie ou la barbaque bon marché est une proie idéale, faute de vivre normalement sa vie de dinde ou de poule. Par contre la chasse reste ouverte. Certains propriétaires tuent leur chat par peur de la contagion, mais le chasseur laisse son chien au contact des volatiles .... et le ministre, soucieux de sa cote de popularité essaie un nouveau costume ... Bizarrement, les élus et porte-parole nationaux de l’écologie s’expriment peu sur le sujet, à croire que l’épidémie d’électionnite qui nous menace, les fait, elle aussi, trembler d’effroi ! Reste que nous allons devoir nous débarrasser des volailles abattues. J’ai une idée: transformons les en farine riche en protéines pour alimenter les bovins ...
Par Jérôme Berthault - Publié dans : LES ARTICLES
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